© 2017 bpculture

L’Inde : Jouer à cache-cache avec soi-même

May 10, 2017

 

C’est vrai ce qu’ils disent. Qu’un voyage en Inde répond à des questions qu’on ne s’était jamais posées. Mon premier voyage là-bas, de 3 mois, était juste après que j’aie pris la décision (pas facile) de lâcher ma maîtrise et de partir à l’aventure. Le deuxième, d’un mois et demi, était pour aller apprendre à enseigner le yoga, à Rishikesh, dans les montagnes.

 

Grande voyageuse, j’ai particulièrement évolué lors de ces deux voyages en Inde. C’est un peu ce que j’aime du voyage : qu’on le veuille ou non, on revient toujours différent. On en apprend tellement sur soi, sur la vie et on étend nos horizons. On se promène, on voit des choses magnifiques, mais en même temps, on joue à cache-cache avec soi-même (ou à Marco. Polo, même affaire). J’adore ça.

 

C’est d’autant plus vrai dans un pays intense comme l’Inde. Un pays qui envahit nos sens par ses bruits, ses couleurs vives et ses odeurs. Un pays de contraste, où la pauvreté côtoie l’opulence. Un pays que les voyageurs détestent et adorent en même temps. Ce n'est pas facile de voyager en Inde. C’est difficile d’y trouver sa place parmi tant de gens. Il faut être dans le moment présent à 100% sinon on risque de se faire foncer dedans par une vache ou pire, de piler dans l’une de leurs crottes. Il faut essayer de se concentrer sur ce que l'on fait, alors que nos sens sont over stimulés. Il faut dire non aux petits enfants maigres qui mendient, parce qu’à long terme, cela ne les aide pas du tout. Il faut retenir nos larmes souvent, je vous dirais; les larmes de tristesse, les larmes de colère et les larmes de bonheur. L’Inde est un pays un peu magique, qui nous demande beaucoup, mais qui redonne beaucoup aussi. Mais reste que c’est un pays qui confronte, qui rentre dedans. Et dans ce temps-là, pas le choix de changer la façon dont on pense, qu’on le veuille ou non - et de se trouver dans le processus.

 

C’est un pays qui, d’après moi, se voyage mieux lentement. Son intensité a de quoi brûler la personne la plus énergique. Il faut parfois prendre des pauses pour se recharger avant d’attaquer une autre partie du voyage. C’est donc un pays qui se porte très bien à l’apprentissage! Aussi, parce que c’est une civilisation très ancienne qui a autre chose à nous apprendre, nous qui venons du monde de la pensée rationnelle et de la médecine occidentale. Ayurveda, reiki, massage, chakras, yoga, hindi… il y a des cours de n’importe quoi qui se donnent partout!  Le voyage est un bon moment de se découvrir de nouveaux intérêts et d’ouvrir son esprit à de nouvelles façons de penser. Souvent, ça se fait seulement en s’arrêtant à quelque part un peu au lieu de changer de ville à tous les 2-3 jours. L’Inde nous force à s’arrêter, à se recentrer et à s’ouvrir à autre chose. Quelle belle expérience!

 

Dans mon premier voyage en Inde, à 24 ans, j’ai découvert le pays en même temps que je me suis découvert. Lors de mon deuxième voyage, deux ans après, j’ai appris et trouvé beaucoup de choses. J'ai appris plus sur l’Inde, appris à enseigner le yoga, mais aussi appris à m’ouvrir. J’ai trouvé l’amour (hey oui, dans un ashram de yoga!) et trouvé le courage de partir mon entreprise, Yogadept.com. Que de belles choses non? 

 

Et bien, c’est pas mal l’effet Inde, là où les coïncidences n’existent pas. Et en apprenant à se connaître, en s’ouvrant au nouveau, en sortant –pas mal beaucoup énormément- de notre zone de confort, on ne peut qu’y trouver du bon. Dans mon cas, je pense que tout ça m’a fait gagner la game de cache-cache et j’suis pas mal contente. Alors, qu’est-ce que vous attendez pour booker votre vol?

 

Je vous laisse sur l’une de mes phrases préférées, qui selon moi s’applique autant au yoga qu’au voyage : « A mind that is stretched by a new experience can never go back to its old dimensions ».  AMEN.

 

 

Tags:

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload