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La Téranga Sénégalaise

Ndeye Mariana Mané est une Sénégalaise de 28 ans qui depuis plusieurs années pratique comme sage-femme en dispensaire à Ngathie-Naoudé près de la région de Kaolack. J’ai rencontré Ndeye lors d’un stage à l’étranger au Sénégal en février 2014. Aujourd’hui, elle partage avec nous sa culture!

 

« Ce qui me rend vraiment fière d’être sénégalaise, c’est d'abord notre ouverture, c’est-à-dire ma Teranga. La Teranga est un mot wolof qui signifie : êtres accueillants, chaleureux, hospitaliers, toujours prêts à accueillir un étranger chez lui et l’intégrer dans sa famille. On partage tout : les repas, les habits et même de l'argent. Dès leurs jeunes âges, les tout petits apprennent la signification de la Teranga. Un Sénégalais vient toujours en aide à son prochain, surtout si ce dernier est étranger dans le lieu. Il lui fera découvrir les différentes localités, cultures, traditions et l’invitera à participer aux cérémonies/fêtes locales. J’invite vraiment tous les gens à venir découvrir le Sénégal plus particulièrement, la Casamance, la verte Casamance, là où je suis née ».

 

En effet, Ndeye, lors de notre passage, nous a accueillis comme il se doit. Elle nous a aidés à bien s’intégrer auprès des locaux, nous a invité à partager des repas avec elle, des cérémonies de thé et plusieurs soirées typiques sénégalaises. Ce stage a été pour mon amie et moi une immersion culturelle totale. Les premiers jours n’ont pas été faciles, Oh que non! 40 degrés celsius à l’ombre, ayant comme source d’air chaud, un ventilateur dans notre chambre en béton, notre douche froide ( Dieu merci!) donnant par le fait même sur notre toilette turque ( super confortable en période d’inconfort intestinal...) , sans moyen de communication avec nos familles, avec l’âne du voisin qui prenait un grand plaisir à aîner  à toute heure de la journée à notre fenêtre ouverte permanente sans moustiquaire  et que dire de la mosquée situé à moins de 20 mètres de notre « maison » et ses prières la nuit. Une énorme adaptation sur le plan personnel (et ce même après tous ces voyages) et professionnel. On va se le dire, on n'a pas les mêmes dispositions sanitaires pour le travail, nous avons dû faire avec ce que nous avions (et ils sont très ingénieux avec le matériel qu’ils ont à leur portée de main) et faire face à de nombreux dilemmes moraux qui ont pu aller à l’encontre de nos valeurs.

 

 

 

J’ai appris à ne plus me presser et ne plus regarder l’heure, comme les Sénégalais peuvent si bien le faire, à sentir le vent attendrir mon visage, à regarder le sable virevolter dans les airs, à voyager au gré de leurs chants et de leurs danses et  me dire qu’eux, ils ont compris ce que profiter du moment présent voulait dire. Cela n’a pas été toujours facile, mais ce peuple m’a fait grandir et réaliser beaucoup de choses.

 

Merci à toi, TERANGA! 

 


 

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